Le CCAS d'Annecy, l'aide sociale communale et ses permanences
Le CCAS est la porte d’entrée sociale de la ville, celle que l’on pousse quand une situation administrative, financière ou familiale se bloque. À Annecy, il occupe une place particulière : présidé de droit par le maire, il agit à la fois comme guichet d’accès aux droits, comme service d’accompagnement des personnes âgées isolées et comme soutien au tissu associatif local.
Ce qu’est le CCAS, juridiquement
Le Centre communal d’action sociale est un établissement public administratif. Il est présidé de droit par le maire et administré par un conseil d’administration qui associe des élus municipaux et des représentants de la société civile engagés dans l’insertion, le handicap, l’accompagnement des personnes âgées, la famille ou la lutte contre les exclusions, comme le rappelle la <a href=“https://www.annecy.fr/quotidien/solidarite-et-prevention/centre-communal-daction-sociale-ccas” rel=“noopener” data-dofollow”>Ville d’Annecy.
Le conseil d’administration a été renouvelé et installé le 19 mai 2026, avec à cette occasion l’élection du vice-président et du vice-président délégué, la mise en place d’une commission permanente et l’organisation des délégations. Un détail qui a son importance pour le public : la gouvernance paritaire, élus et société civile, n’est pas décorative, elle conditionne l’attribution des aides facultatives.
Les cinq domaines d’intervention
Le CCAS d’Annecy intervient sur des champs assez larges. D’abord l’accès aux droits et l’accompagnement social : comprendre une notification, monter un dossier, faire valoir une prestation à laquelle on a droit et qu’on ne touche pas. Ensuite la domiciliation, c’est-à-dire la possibilité d’obtenir une adresse postale pour recevoir son courrier et mener ses démarches quand on n’a pas de logement stable.
Troisième champ, le soutien aux personnes âgées en perte d’autonomie, avec un accompagnement des séniors que les institutions ne connaissent pas encore. Quatrième, l’attribution d’aides financières facultatives, décidées par la commune et non par l’État. Cinquième, la lutte contre les exclusions et contre le non-recours aux droits, c’est-à-dire le fait de ne pas demander une aide à laquelle on a droit, souvent par méconnaissance ou par gêne.
Le CCAS assure aussi deux missions réglementaires. L’analyse des besoins sociaux, réalisée à l’échelle du territoire pour ajuster les politiques publiques aux évolutions démographiques. Et la tenue du registre communal des personnes vulnérables, celui qui est activé lors d’un plan canicule pour appeler les personnes inscrites.
Ce que le CCAS a fait en 2025
Les chiffres publiés par la Ville donnent la mesure du travail réel, loin des organigrammes. En 2025, le CCAS a accompagné 742 séniors en perte d’autonomie qui n’étaient pas connus des institutions, réalisé 974 suivis par son service Relais, et domicilié 2 236 personnes. Douze casiers solidaires ont permis d’accompagner 24 personnes, et plus de 229 000 euros de subventions ont été versés aux associations qui portent des actions de solidarité.
Ces volumes disent une chose simple : le CCAS n’est pas seulement un guichet d’aides individuelles, c’est aussi un financeur du tissu associatif local. Les permanences sociales du Relais, les ateliers sociolinguistiques et les actions de prévention auprès des séniors isolés passent par lui.
Comment y accéder
L’accueil se fait à Cran-Gevrier, avenue de la République, où sont regroupés les services. Trois situations justifient un passage plutôt qu’un appel : une demande de domiciliation, une difficulté à constituer un dossier d’aide, ou une situation d’isolement d’une personne âgée à signaler.
Pour une aide financière facultative, il faut en général venir avec ses justificatifs de ressources, de charges et de situation familiale, et accepter un entretien avec un travailleur social : l’aide n’est pas automatique, elle est instruite. Pour la domiciliation, il faut pouvoir justifier d’un lien avec la commune, ce qui est vérifié au moment de la demande. Pour un senior isolé, un signalement peut venir d’un voisin, d’un proche ou d’un professionnel de santé.
Un point de repère utile : les prestations légales d’autonomie, comme l’allocation personnalisée d’autonomie, relèvent du département et non du CCAS. La mairie et le CCAS interviennent en complément, sur les aides facultatives et l’accompagnement.
Les outils numériques et les limites
La Ville s’appuie aussi sur Soliguide, une plateforme qui recense les services utiles aux personnes en situation de précarité, et poursuit des coopérations avec l’État sur l’accueil des publics primo-arrivants. Ces outils ne remplacent pas l’entretien : une plateforme liste des ressources, elle ne décide pas d’une aide.
La limite principale est celle du droit commun. Le CCAS ne peut pas accorder ce que la loi réserve à une autre collectivité, ni effacer une dette locative, ni se substituer à un bailleur. Ce qu’il peut faire, c’est orienter, instruire une aide facultative, ouvrir un droit oublié et éviter qu’une situation se dégrade faute d’avoir été signalée.
Pour le reste des démarches municipales, notre page sur la mairie d’Annecy et ses démarches récapitule les services et les pièces à fournir ; celles sur le logement social et sur la santé à Annecy complètent le parcours.