Saut en parachute à Annecy, le tandem à 5 000 m
Le parachutisme à Annecy ne part pas de la montagne mais de la piste. L’aérodrome d’Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc, à Meythet, accueille l’activité à quelques minutes du centre-ville, et le saut se fait en tandem, harnaché à un moniteur. Ce qui change tout ici, c’est le décor : la montée se fait face au lac et au Mont-Blanc, et la brise du lac décide souvent de l’heure du départ.
L’aérodrome, à trois kilomètres et demi du centre
La plateforme porte le nom d’aéroport Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc et son indicatif aéronautique est LFLP. Elle se situe à 1 516 pieds, soit environ 460 mètres d’altitude, à 3,5 kilomètres au nord-ouest d’Annecy, avec une piste 4/22 de 1 598 mètres de long sur 30 de large, selon les publications aéronautiques et la page de l’exploitant.
L’aéroport est géré par VINCI Airports pour le compte du département de la Haute-Savoie depuis le 1er janvier 2022. En période hivernale, il est ouvert sept jours sur sept de 8 h à 19 h. C’est une plateforme d’aviation d’affaires et de loisirs, sans vol commercial régulier, ce qui explique que l’activité parachutiste s’y déroule sans les contraintes d’un grand aéroport.
Le tandem, sans aucune expérience
Le saut proposé localement se fait en tandem depuis un hélicoptère, avec un largage annoncé à 5 000 mètres. Le déroulé tient en quatre temps : un briefing de quinze à vingt minutes, la montée, environ quarante-cinq secondes de chute libre à plus de 200 km/h, puis une dizaine de minutes sous voile avant l’atterrissage. L’exploitant compte deux heures sur place en tout.
Les conditions annoncées par l’exploitant installé sur l’aérodrome sont précises et méritent d’être lues avant de réserver : 95 kilogrammes maximum, 10 ans minimum avec l’autorisation des deux parents pour un mineur, et un certificat médical exigé à partir de 50 ans. Le prix démarre à 600 € pour le tandem, avec des formules de bon cadeau valables un an.
Aucune expérience n’est demandée pour le tandem, puisque le moniteur gère l’ouverture, le pilotage sous voile et l’atterrissage. Le passager n’a qu’une chose à faire pendant la chute : respecter la position indiquée au briefing. C’est aussi la raison pour laquelle la limite de poids est stricte, elle tient au harnais et au calcul de la voile, pas à une préférence commerciale.
Devenir autonome, la formation PAC
Pour sauter seul, il faut passer par une formation en progression accompagnée en chute libre, dite PAC. Elle se déroule en plusieurs sauts encadrés par des moniteurs, avec une progression théorique et pratique, et l’exploitant indique qu’elle est finançable par le compte personnel de formation. C’est la voie longue : plusieurs semaines à plusieurs mois selon la météo et la disponibilité des créneaux.
Cette formation n’a rien à voir avec un baptême. Elle demande une régularité, un certificat médical et un budget qui se compte en milliers d’euros. La question à poser avant de s’engager porte sur le nombre de sauts prévus, le prix du saut à l’unité et les conditions d’abandon en cours de formation.
La météo décide, la brise du lac aussi
Un saut dépend du plafond, du vent et de la visibilité. Dans le bassin annécien, la brise thermique qui se lève au fil de la journée est bien connue des pilotes de parapente, et elle compte aussi pour un largage à 5 000 mètres : la trajectoire sous voile et le point de posé se calculent avec le vent du moment. L’exploitant annonce prévenir la veille en cas de mauvaise météo et proposer une nouvelle date sans frais.
En pratique, bloquer une demi-journée plutôt qu’une heure, éviter les créneaux de fin d’après-midi en été, et garder en tête que le saut peut être annulé au dernier moment. Un bon cadeau valable un an absorbe ce risque, une réservation sur une date unique beaucoup moins.
Ce qu’il faut vérifier avant de réserver
Quatre questions suffisent à trier. Le diplôme du moniteur, d’abord : un tandem est encadré par un professionnel breveté, et l’exploitant doit pouvoir le dire. Le contenu du prix, ensuite : photos, vidéo, combinaison et transport jusqu’à l’aérodrome ne sont pas toujours inclus, et le tarif affiché est un point de départ. La pesée, enfin, se fait sur place, et un passager au-dessus de la limite est refusé même s’il a payé. La dernière porte sur l’assurance et sur ce qui est couvert en cas d’incident.
Le parachutisme se pratique toute l’année selon l’exploitant, avec des tenues adaptées en hiver. Le site de l’aéroport donne les accès et le stationnement, et notre page sur l’aéroport d’Annecy détaille les liaisons et les services de la plateforme.
Pour situer l’activité dans le reste du bassin, notre page sur le parapente à Annecy décrit les décollages de la rive est et le fonctionnement du vol libre, celle sur le lac d’Annecy donne les rives et les usages du plan d’eau, et que faire à Annecy classe les autres activités de la ville et de ses environs.
Les informations de cette page ont été relevées le 1er novembre 2026 sur le site de l’exploitant installé sur l’aérodrome, la page de l’aéroport Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc et les publications aéronautiques de l’Aviation civile. Les conditions commerciales, tarifs et limites de poids sont celles annoncées par l’exploitant et peuvent changer.