Montgolfière à Annecy : décollage de Dingy-Saint-Clair ou de Doussard
Le ballon rouge, tout le monde l’a vu au-dessus du lac. Ce que l’on voit moins, c’est d’où il part : aucun vol en montgolfière ne décolle dans Annecy même. Les deux sites de décollage utilisés par l’exploitant installé en ville sont Dingy-Saint-Clair, au nord, et Doussard, au bout du lac, choisis le matin même selon la météo. Comptez donc une demi-heure de route avant même de monter dans la nacelle.
Deux terrains, et une décision qui se prend au réveil
Dingy-Saint-Clair se trouve à une quinzaine de kilomètres d’Annecy, sur la rive gauche du Fier, au pied du massif des Bornes. Doussard ferme le lac au sud, à dix-huit kilomètres environ. Les deux sites offrent ce qu’un champ de décollage demande : de la place pour étaler la voile, un vent faible et régulier, et assez de dégagement pour que le ballon prenne de la hauteur sans rencontrer le relief.
Le choix entre les deux dépend du vent du matin, pas de la préférence du passager. C’est aussi pour cela que l’heure et le lieu exacts sont confirmés la veille, et qu’un imprévu météo peut faire changer de terrain ou reporter le vol.
Une heure et demie, dont une heure en l’air
Le déroulé annoncé par l’exploitant tient en quatre temps. D’abord le gonflage : la voile est étalée, le ventilateur remplit l’enveloppe, les brûleurs chauffent l’air, et les passagers mettent la main à la pâte. Ensuite le décollage, vertical et silencieux, sans la moindre secousse. Puis le vol, de 45 minutes à 1 h 15 selon les conditions, pendant lequel le pilote joue avec les couches d’air pour monter ou descendre au-dessus des villages, du lac et des crêtes. Enfin l’atterrissage.
Ce dernier point surprend souvent : on ne sait pas où le ballon se posera. Le pilote choisit un champ praticable en fonction du vent, et un véhicule suit le vol au sol pour venir chercher les passagers, puis les ramener au point de départ. Le site de l’exploitant le dit sans détour, et c’est aussi ce qui rend le vol différent d’un survol en avion.
Comptez une heure et demie sur place en tout, plus le temps de route depuis Annecy. Prévoyez la matinée, pas la demi-heure.
Ce que coûte un vol
Le tarif affiché par l’exploitant au 2 novembre 2026 est de 310 € par personne pour le vol partagé, avec un départ groupé. La privatisation de la nacelle change l’échelle : 990 € pour deux personnes, 1 290 € pour trois, 1 490 € pour quatre. Ces formules correspondent à un vol privé, sans autres passagers, et les prix s’entendent par nacelle et non par personne.
Trois questions méritent d’être posées avant de payer, parce qu’elles changent le coût réel : ce qui est inclus dans le prix, la politique d’annulation en cas de météo contraire, et la durée exacte du vol, qui varie d’un forfait à l’autre. Un bon cadeau porte une date de validité, à vérifier avant de l’offrir.
Le matin, parce que l’air est calme
Un ballon ne se pilote pas comme un avion : il suit la masse d’air dans laquelle il flotte. En montagne, cette masse se réchauffe vite après le lever du soleil, ce qui crée des ascendances et des cisaillements. Les vols ont donc lieu tôt, quand l’atmosphère est encore stable, et s’arrêtent dès que le vent forcit.
Le bassin annécien ajoute sa propre contrainte, la brise du lac, qui se lève en cours de journée et remonte le plan d’eau. Les pilotes de parapente la connaissent bien, et les pilotes de ballon la surveillent pour la même raison : elle décide de la trajectoire et du point de posé.
En pratique, un vol se réserve sur une date, se confirme la veille, et peut être annulé le matin même. C’est frustrant, c’est aussi la condition pour que le vol ait lieu dans de bonnes conditions.
Ce qu’un baptême de ballon n’est pas
Ce n’est pas un vol en parapente. Le parapente se pratique en biplace depuis les décollages du col de la Forclaz ou de Planfait, avec un pilote assis derrière le passager, et le vol dure vingt à trente minutes dans un siège harnaché. La montgolfière est une nacelle, on est debout, on se déplace peu, et le vol est collectif. Les deux se ressemblent par l’heure matinale et par la dépendance à la météo, pas par les sensations.
Ce n’est pas non plus une activité de sportif : on reste debout dans la nacelle, sans effort à fournir, et l’embarquement se fait en enjambant la paroi. La mobilité réduite complique en revanche l’accès, une nacelle n’étant pas adaptée.
Combiner le vol avec le reste du lac
Un vol depuis Doussard se prolonge naturellement par une matinée sur la rive est : la plage et le port de Doussard, la réserve du bout du lac, la montée vers le col de la Forclaz. Un vol depuis Dingy-Saint-Clair se combine avec le mont Veyrier et la vieille ville, à vingt minutes de route.
Les autres activités de plein air de la ville sont recensées dans notre page que faire à Annecy, et celles qui se pratiquent sur l’eau dans le lac d’Annecy. Notre page sur Annecy en hiver donne ce qui reste ouvert dans la ville quand la neige arrive.
Les informations de cette page ont été relevées le 2 novembre 2026 sur le site de l’exploitant installé à Annecy, qui commercialise le vol. Les tarifs, les sites de décollage et les durées sont ceux qu’il annonce, et peuvent changer d’une saison à l’autre.