Pêcher dans le lac d'Annecy, cartes, tailles et zones en réserve

Un pêcheur à la ligne au bord du lac d'Annecy
Photo : Hyppolyte de Saint-Rambert, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Le lac d’Annecy se pêche presque toute l’année. C’est un domaine public classé en première catégorie, géré par l’AAPPMA Annecy Lac Pêche, dont le local se trouve au 92 rue des Marquisats. Les règles viennent de l’arrêté préfectoral n° DDT-2023-1579 du 21 décembre 2023, complété chaque année par l’avis d’ouverture de la fédération départementale. Pêche du bord et pêche en bateau ne donnent pas les mêmes droits.

Les dates d’ouverture, espèce par espèce

La saison générale court du 1er janvier au 30 novembre. Trois calendriers se superposent. Les salmonidés, c’est-à-dire les truites, les ombles chevaliers et les corégones, s’ouvrent du samedi 31 janvier au dimanche 18 octobre inclus. Le brochet se pêche du 1er janvier au 28 février, puis du 25 avril au 30 novembre. Les autres espèces, perche, lotte, carpe, gardon, brème, ablette ou tanche, suivent la saison générale, hors zones d’interdiction. Ces dates valent pour la saison en cours et sont révisées chaque année par arrêté.

Tailles minimales et quotas

Quatre espèces ont une taille minimale : 50 cm pour la truite, 37 cm pour le corégone, 30 cm pour l’omble chevalier et 50 cm pour le brochet. Le poisson se mesure du bout du museau à l’extrémité de la nageoire caudale, à plat, en position naturelle.

Les quotas sont plus contraignants que le nombre de prises quotidiennes. Un pêcheur peut conserver huit salmonidés par jour, dont quatre ombles ou corégones au maximum et deux truites au maximum, et deux brochets. Sur l’année, le plafond est de 200 ombles ou corégones, dont 130 au plus d’une seule des deux espèces, et de 10 truites lacustres. Les membres de l’AAPPMA Annecy Lac Pêche titulaires d’une carte annuelle peuvent, cinq jours par an, porter le quota quotidien d’ombles ou de corégones à six, sans toucher au total de huit salmonidés par jour ni au plafond annuel de 200.

Les lignes autorisées

La ligne banale, montée sur canne avec deux hameçons ou trois mouches au maximum, est ouverte à tout porteur d’une carte valide avec CPMA. Les membres de l’association ont droit à quatre lignes de ce type en même temps, du bord ; la cotisation « traîne et sonde » permet de les utiliser depuis une embarcation.

Trois engins particuliers complètent la panoplie. La gambe, ligne à leurres de dix hameçons au maximum, se manie en dandinant et reste réservée aux perches et aux poissons blancs. La sonde, plombée, se pratique à la verticale depuis un bateau immobile, pendant la seule période d’ouverture des salmonidés. La traîne est tirée par le déplacement du bateau : les lignes ne sont pas limitées, mais le total des hameçons ne peut pas dépasser vingt, et aucun système ne doit écarter la ligne de plus de six mètres de l’axe du bateau. En action de pêche, l’embarcation porte un fanion triangulaire jaune de 40 centimètres de côté. Le float-tube n’est autorisé que dans la bande de rive. Pour les écrevisses, six balances de 30 centimètres de diamètre au maximum, à mailles d’au moins 10 millimètres.

L’usage de leurres ou de poissons de plus de 10 cm est interdit pendant la période de fermeture du brochet, et l’amorçage est prohibé.

Deux réserves dans la bande de rive

La bande de rive, délimitée par le rivage et les bouées jaunes, est une zone de circulation à moins de 5 km/h. Deux secteurs y sont mis en réserve. Entre Menthon-Saint-Bernard et le Roc de Chère, la pêche est interdite entre la ligne reliant la villa Tissot-Dupont à sa bouée et celle qui relie la pancarte « réserve de pêche » du Roc de Chère à la bouée d’en face. À Talloires, l’interdiction court entre l’extrémité du chemin de Quoëx et l’escalier en pierre en bordure de route.

Une troisième réserve couvre le Thiou et les canaux qui en dérivent, des vannes en amont des vieilles prisons au pont de la République, ainsi que le canal du Vassé en aval du pont Albert Lebrun : ce secteur traverse le cœur ancien de la ville, décrit dans notre page sur la vieille ville et ses canaux.

Le carnet de prises, à rendre avant le 31 octobre

La déclaration des prises est obligatoire pour la truite, l’omble, le corégone et le brochet. Les titulaires d’une carte annuelle reçoivent un carnet de pêche à porter sur eux et à remplir à l’encre indélébile : date de la partie de pêche, poissons conservés au fur et à mesure, mention des dépassements de quota dès le cinquième omble ou corégone, poids total journalier par espèce avant la sortie suivante. Le carnet se renvoie rempli avant le 31 octobre à la direction départementale des territoires, 15 rue Henry Bordeaux à Annecy.

Les cartes et où les prendre

Les tarifs publiés par l’association vont de 102,50 euros pour une carte annuelle adulte avec CPMA à 60,70 euros sans, l’option traîne et sonde ajoutant 47,50 euros. La carte 12-18 ans coûte 31 euros avec CPMA, la découverte des moins de 12 ans 8 euros, la carte femme 42 euros, l’hebdomadaire 36,50 euros et la journalière adulte 18 euros.

Le bureau, 92 rue des Marquisats, ouvre le lundi et le vendredi de 14h à 17h. Les cartes s’achètent aussi sur cartedepeche.fr, le carnet partant par courrier sous cinq jours, ou chez les dépositaires : Loisirs et Pêche, 16 avenue de Genève, les tabacs de Saint-Jorioz et de Talloires, et Tendances Nautic à Sevrier.

Les règles ci-dessus sont celles publiées le 18 octobre 2026 par l’AAPPMA Annecy Lac Pêche et la fédération de pêche de Haute-Savoie, qui renvoie à l’arrêté n° DDT-2023-1579 du 21 décembre 2023 de la préfecture de Haute-Savoie. Le plan d’eau est décrit sur notre page du lac d’Annecy et sa profondeur sur celle qui lui est consacrée. La réserve du Bout du lac est autre chose : elle protège des milieux, elle n’interdit pas la pêche.

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