Profondeur, superficie et volume du lac d'Annecy

Le lac d'Annecy vu depuis le Semnoz, avec Talloires sur la rive est
Photo : Florian Pépellin, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Le lac d’Annecy occupe une cuvette creusée par les glaciers, et ses dimensions tiennent en une poignée de nombres que le SILA, le syndicat mixte qui gère le plan d’eau, publie noir sur blanc. Ces chiffres expliquent deux choses que tout le monde remarque sans savoir les nommer : la clarté de l’eau sur plusieurs mètres et la fraîcheur qui persiste sous la surface, même en août.

La fiche d’identité du lac

Le relevé du SILA donne la surface à 27 km², la longueur à 14,6 km et la largeur entre 0,8 et 3,2 km. Le plan d’eau se situe à 447 mètres d’altitude.

La profondeur moyenne est de 41 mètres. La profondeur maximale atteint 78,7 mètres, au trou de Boubioz. Le volume total représente 1 124 500 000 mètres cubes.

Le lac est alimenté par quatre affluents principaux : l’Eau Morte, l’Ire, le Laudon et la Bornette. Son exutoire est le Thiou, qui traverse les canaux d’Annecy avant de rejoindre le Fier, lui-même affluent du Rhône.

Avec 27 km², le SILA le classe deuxième lac naturel français pour la superficie, derrière celui du Bourget, en mettant de côté la partie française du Léman.

De l’eau claire, une profondeur inégale

La moyenne de 41 mètres et le maximum de 78,7 mètres disent la même chose : le fond du lac n’est pas une cuvette régulière. Une large part du plan d’eau est peu profonde, et les fosses se concentrent ailleurs, comme le trou de Boubioz, où le SILA situe le point le plus bas.

Cette géométrie a une conséquence visible. Les herbiers et les hauts-fonds portent une partie de la vie du lac, tandis que les zones profondes restent froides et pauvres en lumière. C’est aussi ce que mesure la page du lac sur la température de l’eau, plongée par plongée.

Un bassin versant de 273 km²

Ce qui tombe sur les montagnes autour du lac finit dans le lac. Le SILA mesure ce bassin versant à 273 km², entre 447 mètres, l’altitude du plan d’eau, et 2 351 mètres, le sommet de la Tournette. L’altitude moyenne est de 900 mètres.

Les reliefs qui l’alimentent sont ceux que l’on voit depuis la ville : la Tournette, le Lanfonnet, les Dents de Lanfon, le mont Veyrier, le mont Baret, le Parmelan, le Semnoz et le Roc des Bœufs.

L’eau du robinet vient de là

La pureté du lac n’est pas qu’un argument touristique. Le SILA indique que son eau alimente chaque jour en eau potable plus de 150 000 habitants du bassin de vie, une distribution assurée par les communes et les intercommunalités adhérentes. À Annecy, c’est le Grand Annecy qui produit, traite et distribue cette eau, en régie directe : le détail du service, des contacts et des factures est dans notre page sur l’eau potable à Annecy.

Un suivi scientifique depuis 1966

Le SILA fait analyser le lac chaque année depuis 1966, en partenariat avec l’INRA de Thonon-les-Bains, aujourd’hui rattaché à INRAE, qui assure les prélèvements et les analyses. Les paramètres suivis sont les teneurs en azote et en phosphore, la concentration en oxygène à différentes profondeurs, l’évolution du plancton et les teneurs en chlorophylle.

Tous les six ans, un diagnostic complet ajoute le zooplancton, le phytoplancton, les herbiers littoraux et immergés, les invertébrés du fond et les poissons. Le premier a eu lieu en 2010. Le SILA en tire une conclusion nette : le lac a atteint depuis longtemps le bon état physico-chimique et biologique exigé par la directive cadre européenne sur l’eau.

La pêche, encadrée par arrêté

Le peuplement piscicole compte dix-neuf espèces recensées, parmi lesquelles la féra, l’omble chevalier et la truite, trois poissons d’eau froide emblématiques du centre du lac. La pêche y est régie par un arrêté préfectoral particulier, l’arrêté n° DDT-2023-1579 du 21 décembre 2023, distinct de la réglementation départementale. La Fédération de pêche de Haute-Savoie rappelle que l’ouverture s’étend du 1er janvier au 30 novembre selon les espèces, sur un plan d’eau géré par l’association Annecy Lac Pêche.

Les rives protégées

Plusieurs secteurs du pourtour sont classés. Le SILA cite les réserves naturelles du Bout du Lac, à Doussard, et du Roc de Chère, à Talloires-Montmin, le marais de l’Enfer entre Sevrier et Saint-Jorioz, les marais de Giez, Doussard et Faverges-Seythenex, ainsi que les roselières d’Albigny, à Annecy-le-Vieux. La rive ouest, entre Sevrier et Doussard, appartient au parc naturel régional du Massif des Bauges.

Pour faire le tour du plan d’eau, la rive ouest se parcourt à pied ou à vélo par la voie verte, décrite dans notre page sur le tour du lac, et les baignades aménagées sont recensées dans celle des plages du lac.

Les chiffres et les éléments de cette page ont été relevés le 14 octobre 2026 sur la page <a href=“https://www.sila.fr/nos-missions/la-gestion-partagee-du-lac-dannecy/caracteristiques-du-lac-dannecy” rel=“noopener” data-dofollow”>Caractéristiques du lac d’Annecy du SILA, sur le document <a href=“https://www.sila.fr/wp-content/uploads/2021/12/le_lac_et_son_environnement_compressed.pdf” rel=“noopener” data-dofollow”>Le lac et son environnement du même syndicat pour les espèces piscicoles, sur la page <a href=“https://www.haute-savoie.gouv.fr/Publications/Actions-participatives/Droit-a-l-information-sur-l-environnement/2023/Reglementation-permanente-relative-a-l-exercice-de-la-peche-dans-le-lac-d-Annecy” rel=“noopener” data-dofollow”>Pêche en eau douce de la préfecture de Haute-Savoie et sur la page du lac d’Annecy de la Fédération de pêche de Haute-Savoie.

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