Vingt interpellations et un gendarme blessé
Le bilan manquait samedi soir. La préfecture de la Haute-Savoie l’a publié dimanche: la mobilisation du 24 octobre n’a laissé aucune dégradation de bâtiment public ni de commerce, mais elle a donné lieu à vingt interpellations dans le département, et à un gendarme blessé.
À Annecy, plusieurs centaines de personnes se sont réunies sur le Pâquier, selon l’estimation de la préfecture. Un cortège improvisé s’est ensuite déplacé dans plusieurs rues de la ville, y compris dans le centre. Les forces de sécurité ont adapté leur dispositif pour encadrer cette déambulation et éviter qu’elle ne génère un incident.
Deux interpellations ont eu lieu à Annecy après des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, au moment de la dispersion. Un gendarme a été blessé dans le cadre de sa mission de sécurisation. Les autres interpellations, dans le département, sont intervenues lors des contrôles préventifs menés en amont ou pendant les rassemblements.
Aucune vitrine brisée cette fois
La semaine précédente avait été d’un autre calibre. Le 17 octobre, 4 000 personnes avaient manifesté à Annecy selon la préfecture, et la journée s’était achevée par des heurts, un policier blessé et quatre interpellations. Les commerçants du centre s’y étaient préparés toute la semaine: une douzaine de boutiques de la rue Carnot avaient baissé le rideau ou posé des planches devant leurs vitrines samedi.
L’arrêté d’interdiction pris par le préfet Jérôme Bonet pour la journée de samedi, après le rejet du référé des syndicats par le tribunal administratif de Grenoble, visait les rassemblements et les attroupements dans la vieille ville, les centres commerciaux et les abords des bâtiments publics. Le rassemblement du Pâquier, déclaré trop tardivement selon la préfecture, a quand même eu lieu.
Le couvre-feu des mineurs est resté en vigueur jusqu’à 6 heures
En parallèle, la mairie d’Annecy avait instauré par arrêté un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés, de 19 heures samedi à 6 heures dimanche, dans l’hypercentre et dans le quartier Novel-Teppes. La mesure, annoncée jeudi à l’issue d’une réunion en préfecture, s’appliquait aux deux secteurs touchés par les violences et les pillages du week-end précédent.
Le maire Antoine Armand avait également demandé au préfet de renforcer la présence de la police nationale et de la gendarmerie sur l’ensemble de la ville. La préfecture ne signale aucune dégradation de commerce dans le département à l’issue de la journée.